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Confidentialité et sécurité

Pourquoi nos outils PDF n'affichent aucun bandeau cookies

Sur la plupart des sites, un bandeau vous demande d'accepter les cookies avant même que vous ayez lu une seule ligne. Ici, ce bandeau n'apparaît jamais, et cette absence n'est pas un oubli.

Cet article est également disponible en English, Deutsch, Italiano, Español et Português.

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Emmanuel Jégo

1 septembre 2026

Le bandeau que vous n'avez pas eu à fermer

Vous connaissez l'histoire. Vous ouvrez un site et, avant d'avoir lu une seule ligne, une fenêtre vous demande ce que vous acceptez de partager. Ici, rien de tout cela ne se passe : aucun bandeau ne vous a rien demandé.

Il n'y a aucun bandeau de cookies sur Visual PDF parce qu'il n'y a rien à consentir : aucun cookie de suivi, aucune régie publicitaire et aucun profil de vous.

Ce rituel est devenu si courant qu'il a un nom, la fatigue des cookies. Une étude d'IAB Europe, reprise par Euronews, rapporte que 54% des Européens acceptent sans s'arrêter, contre 26% qui refusent. Les autorités européennes ont d'ailleurs lancé une réforme pour simplifier ces demandes, ce qui revient à admettre que le système a échoué.

À quoi servent les cookies, concrètement

Aujourd'hui, le mot cookie désigne surtout la fenêtre qui l'accompagne. Le cookie lui-même est bien plus banal : c'est un petit fichier texte qu'un site demande à votre navigateur de conserver. À la base, il sert à des choses pratiques, comme se souvenir de la langue que vous avez choisie.

Ce qui change tout, c'est ce qu'un cookie fait ensuite. La frontière qui compte n'est pas entre les cookies et l'absence de cookies, mais entre les cookies fonctionnels et les cookies de suivi. Un cookie fonctionnel mémorise un choix : la langue d'affichage, par exemple. Un cookie de suivi, lui, reconnaît votre navigateur d'un site à l'autre et alimente un profil publicitaire. C'est pour cette seconde catégorie que le RGPD exige votre consentement. La première en est exemptée, précisément parce qu'elle ne sert pas à vous suivre.

Le suivi n'a rien de marginal. Selon le Web Almanac 2024, 95% des sites web sur ordinateur embarquent au moins un traceur, et Google Analytics est présent sur 55% des pages. Autre chiffre significatif : une étude de 2020 publiée par l'ACM sur les 10 000 sites les plus visités au Royaume-Uni concluait que seulement 11,8% des fenêtres de consentement respectaient les exigences minimales du RGPD. De quoi se questionner.

Pourquoi la plupart des outils gratuits vous suivent

Un outil gratuit coûte toujours quelque chose à produire : des serveurs, de la bande passante et des développeurs. Beaucoup de services gratuits comblent cet écart avec la publicité et la revente de données. Or la publicité ciblée a besoin de traceurs, et les traceurs ont besoin de votre consentement. Le bandeau cookies n'est donc pas une formalité : c'est le symptôme d'un modèle économique qui a besoin de votre accord pour fonctionner.

L'échelle de ce marché est difficile à imaginer. Un rapport de l'ICCL de 2022 estimait que, aux États-Unis, l'activité et la position d'un internaute moyen étaient diffusées 747 fois par jour aux enchères publicitaires en temps réel, et 376 fois par jour en Europe. Chaque fois que vous ouvrez un site qui utilise des cookies de suivi, votre navigation peut nourrir cette machine, souvent sans que vous le sachiez.

Les autorités européennes, elles, ont cessé de faire semblant. En 2025, la CNIL, l'autorité française de protection des données, a condamné Google à 325 millions d'euros pour avoir glissé des publicités dans Gmail sans consentement et rendu le refus des cookies plus difficile que leur acceptation. Trois ans plus tôt, en 2022, le même groupe et Facebook avaient écopé de 150 et 60 millions d'euros pour la même raison, comme le rapportait CNBC : refuser les cookies devait être aussi simple que les accepter, et ça ne l'était pas.

Sur Visual PDF, la situation est plus simple, et elle tient en une phrase : nous déposons exactement un cookie, « i18n_redirected », qui mémorise votre préférence de langue. Il ne contient aucun identifiant et ne sert qu'à une chose : vous renvoyer vers la bonne version du site à votre prochaine visite. C'est un cookie strictement fonctionnel, exempté de consentement.

À côté de lui, quelques réglages restent dans votre navigateur, comme votre niveau de zoom dans l'éditeur. Ils ne quittent jamais votre appareil. Il n'y a aucun cookie publicitaire, aucun cookie de suivi tiers, et c'est exactement pour cette raison qu'aucun bandeau ne s'affiche.

Nous mesurons tout de même l'usage du site, parce qu'il faut bien savoir quels outils fonctionnent et lesquels tombent en panne. Cette mesure d'audience est sans cookie et tourne sur nos propres serveurs : aucune régie publicitaire n'intervient, aucun profil n'est constitué, et nous n'en tirons que des données de fréquentation. Votre adresse IP ne sert qu'à déduire votre pays et votre région, puis elle est écartée : elle n'est pas conservée avec vos visites.

Les règles européennes exigent le consentement pour le suivi, pas pour les cookies fonctionnels ni pour une mesure d'audience qui ne suit pas les personnes. Le détail juridique se trouve dans notre politique de confidentialité.

L'absence de suivi est une conséquence, pas une promesse

Si nous ne déposons aucun cookie de suivi, ce n'est pas (que) pour faire joli. C'est la conséquence directe de la façon dont les outils sont construits : presque tout fonctionne dans votre navigateur, pas sur nos serveurs.

Quand vous utilisez un outil côté client, vos fichiers ne quittent jamais votre appareil : nous ne pouvons ni les voir, ni les stocker, ni les analyser. Il n'y a donc rien à suivre. Nous n'avons pas renoncé au suivi par bonté d'âme, nous avons choisi une architecture qui n'en a pas besoin.

Et c'est là que ça compte, parce qu'un PDF est rarement un document anodin. C'est un contrat, un bulletin de salaire, une pièce d'identité, un dossier médical. Envoyer ce genre de fichier sur le serveur de quelqu'un d'autre, c'est lui confier bien plus qu'un document : c'est lui confier une partie de votre vie. Un fichier qui ne part jamais, en revanche, ne peut pas fuir.

Les risques ne sont pas théoriques. En 2025, le FBI a publié un avertissement sur les convertisseurs de fichiers gratuits en ligne, signalant que certains servaient à diffuser des logiciels malveillants et à récupérer les documents envoyés, jusqu'aux numéros de sécurité sociale, aux mots de passe et aux données bancaires. BleepingComputer a ensuite confirmé l'existence de faux convertisseurs qui diffusaient réellement des logiciels malveillants. Et même du côté des outils légitimes, les serveurs se font pirater : les données de comptes de millions d'utilisateurs d'un éditeur de PDF en ligne ont été exposées en 2019, comme l'a rapporté BankInfoSecurity.

Il reste une exception, que nous détaillons dans la foire aux questions plus bas : les conversions Word, Excel et PowerPoint, qui ont besoin d'un serveur. Pour tout le reste, le principe est le même, que vous lanciez la fusion de PDF ou que vous passiez par Compresser un PDF. Vous pouvez approfondir dans notre page sur la confidentialité dans Visual PDF.

Vérifiez-le vous-même, ne nous croyez pas sur parole

Nous pourrions écrire des pages entières sur notre bonne foi. Vous n'avez aucune raison de nous croire, et la bonne nouvelle, c'est que vous n'avez pas à le faire.

Alors, oui, cela requiert un petit effort pour les moins aguerris d'entre vous, mais rien d'insurmontable.

Ouvrez les outils de développement de votre navigateur, allez dans l'onglet Réseau, puis lancez un outil comme la fusion de PDF. Vous verrez la page se charger, puis plus rien : votre document n'apparaît jamais dans la liste des requêtes. Aucune donnée de fichier n'est envoyée. C'est un test que la plupart des sites PDF ne peuvent pas passer, parce qu'ils doivent recevoir votre fichier avant de pouvoir le traiter.

Fusionner vos PDF en toute sécurité

Déposez vos fichiers et combinez-les en quelques secondes. Vos documents ne sont pas envoyés sur un serveur.

Déposez vos fichiers ici

Questions fréquentes

Visual PDF est né d'un pari simple : on peut offrir des outils PDF gratuits sans se payer sur les données. Les serveurs coûtent de l'argent, et nous les payons autrement, sans publicité et sans profil à revendre. Nos priorités sont et resteront la construction des meilleurs outils PDF et le respect de vos données privées.

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Emmanuel Jégo

Foundateur @VisualPDF

Depuis 2020, je construis des outils pour vous aider à manipuler des fichiers PDF facilement, tout en respectant vos données privées.